Dimanche 7 avril : cinquième dimanche de Carême
Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?
Pas facile à voir les choses nouvelles
L’ancien nous tient, nous éblouit !
Les choses nouvelles espérées et rêvées à peine acquises, se détachent presqu’aussitôt de nos yeux !
Et nous rêvons déjà d’autre chose !Il nous faut redresser ce point de vue !
Apprendre à déceler, et accueillir les germes, à nous réjouir de les voir, petit à petit, patiemment, se développer et grandir jusqu’ à s’épanouir en fleur en fruits !
Une des paroles qui a marqué mes 15 ans se trouve dans Lumen Gentium (Constitution dogmatique sur l’Eglise 1965 ) : « ...Tout ce qu’il y a de germes de bien dans le cœur et la pensée des hommes ou dans leurs rites propres et leur culture, non seulement ne pas le laisser perdre, mais le guérir, l’élever, l’achever pour la gloire de Dieu, la confusion du démon et le bonheur de l’homme » (LG 17)
Voilà donc en quoi consiste le redressement !Et l’évangile de ce jour nous emmène au temple qui devient une devient une maison de redressement !
Non une maison d'éducation surveillée mais un lieu fait pour nous réveiller, nous redresser et nous tenir droit !
Une maison où nous sommes attentifs aux gestes et paroles de Jésus qui nous redresse au secret de nos désirs.
Acceptons d’être redressé, appuyé sur le Christ ?Regardons Jésus assis dans le temple, enseignant tout le peuple qui venait à lui de façon impressionnante !
Les maîtres de la loi arrivent Jésus se lève alors qu’ils interrompent le cours magistral pour en faire une classe inversée et interactive, des Travaux Pratiques ; une femme adultère sera l’objet de la séance !
Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. »
Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? »
Alors Jésus s’est baissé, les maîtres de la Loi insistent...Jésus écrit par terre ! Il finit par se redresser !
Second redressement !
Il ne s’esquive pas, il fait face à l’événement, et à la Loi et à ceux qui revendique la Loi, sa réponse tombe :
« Que celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre ».
Et Jésus se baisse à nouveau il écrit sur la poussière ! Qu’est-il en train d’écrire ?La littérature est abondante à ce sujet ! C’est un jeune de 5ième qui un jour nous expliqua l’évidence de ce que Jésus écrivait !
Et quoi donc lui dis-je ?
Ben... la nouvelle loi d’Amour !Ecrire sur le sable ou la poussière c’est prendre le risque de l’effacement !
Dieu est amour... le nom de Dieu Amour... serait-il effacé ?
Non jamais le nom de Dieu ne peut être effacé dans la bible, sauf dans le cas de la réconciliation des humains. Ici Dieu accepte exceptionnellement qu’on efface Son Nom pour la paix entre un homme et sa femme, nous montrant l’importance de la Paix/Shalom aux yeux de Dieu !Alors Jésus se redresse pour la troisième fois lorsque tous sont partis,
face à face avec la femme et non plus face à la Loi, il lui dit :
« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. » –
Quel que soit la faute commise, le pardon est possible et par là-même redémarrer une nouvelle vie !
La loi nouvelle écrite par Jésus sur notre terre n’est pas une loi de condamnation…
Et cette loi gravée sur la pierre, jadis, écrite avec des mots, devient une loi qui s’inscrit dans le cœur à cœur de l’existence, une loi de chair et de sang !
Jésus ouvre à chacun un chemin sur lequel il est toujours temps d’aller.
En conclusion Jésus, n’écrit pas sur terre, mais il s’écrit lui-même, sur terre,
il est la parole vivante, il s’écrie, aussi, Amour, Paix, Pardon !---------------------------------
Évangile (Jn 8, 1-11)
En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers.Dès l’aurore, il retourna au Temple.
Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère.
Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus :
« Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? »
Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser.
Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre.
Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit :
« Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre.
Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés.
Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. » – Acclamons la Parole de Dieu.Dimanche 7 Avril 2019